« Low Tech » : différence entre les versions
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Ajout de l'étude Cigref / INR / Futuribles sur la résilience numérique |
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Il est important d'interroger la notion de "low-tech" car elle peut trop rapidement être confondue avec le savoir indigène (ou savoir autochtone) et reposer sur une binarité avec le "high-tech". Les chercheurs Nicolas Nova et Gauthier Roussilhe (2020) préfèrent donc utiliser le terme de "numériques situés". | Il est important d'interroger la notion de "low-tech" car elle peut trop rapidement être confondue avec le savoir indigène (ou savoir autochtone) et reposer sur une binarité avec le "high-tech". Les chercheurs Nicolas Nova et Gauthier Roussilhe (2020) préfèrent donc utiliser le terme de "numériques situés". | ||
== Low tech et résilience numérique des organisations == | |||
En février 2026, le Cigref, l’[[Institut_du_Numérique_Responsable]] et Futuribles ont publié une étude intitulée ''L’approche low-tech au service de la résilience numérique des organisations : stratégies d’adaptation face aux fluctuations''. | |||
Elle défend l’idée que la démarche low tech constitue non seulement un cadre conceptuel pertinent, mais aussi un levier opérationnel pour renforcer la capacité d’adaptation et l’autonomie technologique des organisations dans un contexte de crises multiples. | |||
=== Trois principes fondateurs === | |||
* '''Accessibilité''' — des outils simples et abordables, utilisables largement | |||
* '''Utilité''' — une concentration sur les besoins essentiels des utilisateurs et du métier | |||
* '''Durabilité''' — des solutions robustes et réparables, moins consommatrices de ressources | |||
=== Trois scénarios de rupture à l’horizon 2035-2040 === | |||
L’étude construit son argumentation autour de trois situations de tension : | |||
# un conflit mondial perturbant les chaînes d’approvisionnement en semi-conducteurs ; | |||
# une croissance explosive de l’[[Intelligence_Artificielle|intelligence artificielle]] conduisant à un rationnement énergétique par quotas d’usage ; | |||
# une intensification des événements climatiques endommageant les infrastructures numériques. | |||
=== Recommandations === | |||
* maintenir les systèmes existants en s’appuyant sur les compétences internes plutôt que de renouveler par défaut ; | |||
* interroger le besoin dès la phase de conception ; | |||
* adopter les pratiques d’[[Ecoconception|écoconception]] logicielle. | |||
L’étude invite à « passer d’une logique de performance par la puissance technologique à une logique de performance par la robustesse et la [[Résilience|résilience]] ». | |||
== Voir aussi == | == Voir aussi == | ||
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* Wikipédia - [https://fr.wikipedia.org/wiki/Low-tech Low Tech] | * Wikipédia - [https://fr.wikipedia.org/wiki/Low-tech Low Tech] | ||
* Cigref, INR et Futuribles - [https://www.cigref.fr/lapproche-low-tech-au-service-de-la-resilience-numerique-des-organisations-strategies-dadaptation-face-aux-fluctuations L'approche low-tech au service de la résilience numérique des organisations] (2026) | |||
Version du 5 août 2026 à 21:31
Définition
Une Low Tech ou Low technologie peut se définir comme un système simple et accessible en terme de cout et de savoir faire qui permet de répondre à un besoin de base, mais c'est également une philosophie qui consiste à faire mieux avec moins
Ces technologies doivent avoir les caractéristiques de technologies
- à la fois utiles,
- durables : robuste, réparable
- accessibles : notamment en terme de coût et de complexité.
Aller plus loin
Il est important d'interroger la notion de "low-tech" car elle peut trop rapidement être confondue avec le savoir indigène (ou savoir autochtone) et reposer sur une binarité avec le "high-tech". Les chercheurs Nicolas Nova et Gauthier Roussilhe (2020) préfèrent donc utiliser le terme de "numériques situés".
Low tech et résilience numérique des organisations
En février 2026, le Cigref, l’Institut_du_Numérique_Responsable et Futuribles ont publié une étude intitulée L’approche low-tech au service de la résilience numérique des organisations : stratégies d’adaptation face aux fluctuations.
Elle défend l’idée que la démarche low tech constitue non seulement un cadre conceptuel pertinent, mais aussi un levier opérationnel pour renforcer la capacité d’adaptation et l’autonomie technologique des organisations dans un contexte de crises multiples.
Trois principes fondateurs
- Accessibilité — des outils simples et abordables, utilisables largement
- Utilité — une concentration sur les besoins essentiels des utilisateurs et du métier
- Durabilité — des solutions robustes et réparables, moins consommatrices de ressources
Trois scénarios de rupture à l’horizon 2035-2040
L’étude construit son argumentation autour de trois situations de tension :
- un conflit mondial perturbant les chaînes d’approvisionnement en semi-conducteurs ;
- une croissance explosive de l’intelligence artificielle conduisant à un rationnement énergétique par quotas d’usage ;
- une intensification des événements climatiques endommageant les infrastructures numériques.
Recommandations
- maintenir les systèmes existants en s’appuyant sur les compétences internes plutôt que de renouveler par défaut ;
- interroger le besoin dès la phase de conception ;
- adopter les pratiques d’écoconception logicielle.
L’étude invite à « passer d’une logique de performance par la puissance technologique à une logique de performance par la robustesse et la résilience ».
Voir aussi
Références
- ADEME - Démarches "Low Tech"
- Socilater - L'avenir sera Low-tech
- Low tech lab - C'est quoi une low tech
- Futura tech - Low tech - qu'est ce que c'est
- Nicolas Nova et Gauthier Roussilhe - Du low-tech numérique aux numériques situés (2020)
Lien externe
- Wikipédia - Low Tech
- Cigref, INR et Futuribles - L'approche low-tech au service de la résilience numérique des organisations (2026)